dimanche 27 avril 2014

Pour ma Louisa rafraîchissante



LOUISA

Quand de ma cigarette éteinte
La dernière volute dans mes poumons ouverts
Dessine les drakkars peints de noir et de vert

Quand cette ultime étreinte
Pénultième lueur allume, l’air d’un rien,
Comme des aigues-marines en mes yeux, en mon sein,

Sous le citronnier
Soudain je me rappelle
Et l’odeur et son nom
La peau sèche de ses mains

Sous le citronnier
Je me rappelle celle
Qui contait les dragons
Les gâteaux et la faim

Et l’odeur des olives
Les citrons écrasés
Les dattes et puis l’iode
Une ode qui viendrait
Comme un fil à la patte

Sous le grand ciel ouvert
Sous les branches de citrons
La nuit, la cigarette,
                 Sous le grand ciel ouvert

M’apparaît ma grand-mère

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