Pour
ma Louisa rafraîchissante
LOUISA
Quand
de ma cigarette éteinte
La
dernière volute dans mes poumons ouverts
Dessine
les drakkars peints de noir et de vert
Quand
cette ultime étreinte
Pénultième
lueur allume, l’air d’un rien,
Comme
des aigues-marines en mes yeux, en mon sein,
Sous
le citronnier
Soudain
je me rappelle
Et
l’odeur et son nom
La
peau sèche de ses mains
Sous
le citronnier
Je
me rappelle celle
Qui
contait les dragons
Les
gâteaux et la faim
Et
l’odeur des olives
Les
citrons écrasés
Les
dattes et puis l’iode
Une
ode qui viendrait
Comme
un fil à la patte
Sous
le grand ciel ouvert
Sous
les branches de citrons
La
nuit, la cigarette,
Sous le grand ciel ouvert
M’apparaît
ma grand-mère
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